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    <title>Blog RSS Feed</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php</link>
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    <language>fr-FR</language>
    <item>
      <pubDate>Fri, 27 Nov 2009 16:40:22 GMT</pubDate>
      <title>La croissance versus la décroissance illustrée par Colcanopa</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php/Blog/La-croissance-versus-la-décroissance-illustrée-par-Colcanopa</link>
      <description>
&lt;p&gt;La liste des qualificatifs autour du mot croissance s’élargit continuellement. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On avait jusqu’à alors la fameuse et inusable croissance durable (à laquelle tous les partis s’étaient ralliés), puis croissance propre, douce, verte (c’est ce dernier qualificatif qui a actuellement le vent en poupe auprès de la droite et de Chantal Jouanno, secrétaire à l’écologie), et enfin « sélective » pour Martine Aubry représentante du parti socialiste. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour le mot décroissance, c’est un peu plus rude et risqué à utiliser, aussi on ne le retrouvera parcimonieusement que dans quelques courants de gauche sous l’appellation atténuée de &lt;i&gt;« décroissance sélective »&lt;/i&gt;. Cela n’engage pas trop et donne l’impression d’aborder courageusement le mythe de la croissance sans fin. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Mais les élites économiques et politiques qui occupent le devant de la scène pour disserter sur la crise, n’en sont pas encore à ce niveau de finesse. &lt;br /&gt;
Ainsi, le très sérieux social-démocrate Dominique Strauss-Khan, directeur général du FMI, déclare que &lt;i&gt;« c’est notre modèle de croissance lui-même qu’il faut repenser », &lt;/i&gt;en étant bien en peine d’avancer le début d’une réflexion nouvelle ou originale (cf article paru dans Le Figaro du 25 novembre).&lt;br /&gt;Ou encore Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, affirmant dans les colonnes du Monde du 18 novembre, que &lt;i&gt;« l’économie de marché demeure le moyen le plus approprié de créer des richesses »&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Il ne faut pas désespérer devant autant d’aveuglement (ou de cynisme ?) de la part des ces élites couronnées, car le changement de cap passera définitivement par les populations, à la recherche d’un autre mode de vie basé sur la sobriété, et la recherche de l’autonomie dans toutes les composantes de la vie, pour sortir de l’addiction à la consommation et au Marché. &lt;br /&gt;Colcanopa nous traduit très bien en image cette aspiration nouvelle des gens, frappée au coin du bon sens. &lt;/p&gt;
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    </item>
    <item>
      <pubDate>Sat, 07 Nov 2009 09:44:17 GMT</pubDate>
      <title>La disparition de Claude Lévi-Strauss</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php/Blog/La-disparition-de-Claude-Lévi-Strauss</link>
      <description>
&lt;p&gt;Le journal a extrait de ses archives une interview datant de 1979, dans laquelle le journaliste interroge Claude Lévi-Strauss dans le rapport de l’homme à la nature et à la vie. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
« On m’a souvent reproché d’être anti-humaniste. Je ne crois pas que ce soit vrai. Ce contre quoi je me suis insurgé, et dont je ressens profondément la nocivité, c’est cette espèce d’humanisme dévergondé issu, d’une part, de la tradition judéo-chrétienne, et, d’autre part, plus près de nous, de la Renaissance et du cartésianisme, qui fait de l’homme un maître, un seigneur absolu de la création.&lt;br /&gt;
J’ai le sentiment que toutes les tragédies que nous avons vécues, d’abord avec le colonialisme, puis avec le fascisme, enfin avec les camps d’extermination, cela s’inscrit non en opposition ou en contradiction avec le prétendu humanisme sous la forme où nous le pratiquons depuis plusieurs siècles, mais, dirai-je, presque dans son prolongement naturel. Puisque c’est, en quelque sorte, d’une seule et même foulée que l’homme a commencé par tracer la frontière de ses droits entre lui-même et les autres espèces vivantes, et s’est ensuite trouvé amené à reporter cette frontière au sein de l’espèce humaine, séparant certaines catégories reconnues seules véritablement humaines d’autres catégories qui subissent alors une dégradation conçue sur le même modèle qui servait à discriminer espèces vivantes humaines et non humaines. Véritable péché originel qui pousse l’humanité à l’auto-destruction.&lt;br /&gt;Le respect de l’homme par l’homme ne peut pas trouver son fondement dans certaines dignités particulières que l’humanité s’attribuerait en propre, car, alors, une fraction de l’humanité pourra toujours décider qu’elle incarne ces dignités de manière plus éminente que d’autres. Il faudrait plutôt poser au départ une sorte d’humilité principielle ; l’homme, commençant par respecter toutes les formes de vie en dehors de la sienne, se mettrait à l’abri du risque de ne pas respecter toutes les formes de vie au sein de l’humanité même. » &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Merci Professeur Claude Lévi-Strauss, vos travaux et écrits exemplaires éclairent le monde dans lequel nous vivons&lt;i&gt; &lt;/i&gt;! &lt;/p&gt;
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    </item>
    <item>
      <pubDate>Fri, 18 Sep 2009 14:38:14 GMT</pubDate>
      <title>« Inventer une nouvelle croissance… » !</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php/Blog/«-Inventer-une-nouvelle-croissance…-»-!</link>
      <description>
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy s’est appuyé dessus pour critiquer clairement les statistiques actuelles. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;i&gt;« Pendant des années, les statistiques ont affiché une croissance économique de plus en plus forte comme une victoire sur la pénurie, jusqu’à ce &lt;b&gt;qu’il apparaisse que cette croissance détruisait davantage qu’elle ne créait&lt;/b&gt;. […]. Derrière la religion du chiffre, il y a toujours la religion du marché qui a toujours raison […]. Or si le marché avait la bonne réponse à tout, cela se saurait. »&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On ne peut qu’être d’accord avec ces commentaires du président de la République. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
On aimerait toutefois aller beaucoup plus loin, et que l’on ne se contente pas de remettre en cause le « thermomètre ». Que l’on reconnaisse maintenant l’aberration du fameux indicateur PIB est bien, mais ce n’est pas en rajoutant des indicateurs plus pertinents ou sophistiqués que l’on changera l’état du malade. &lt;br /&gt;On constatera à l’évidence qu’il va de pire en pire, ce que l’on sait déjà au fond. Il faut donc s’attaquer aux causes de la maladie, et pas seulement au thermomètre ! &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est la croissance elle-même, qui « détruit davantage qu’elle ne crée », et non pas les outils statistiques censés mesurer cette « croissance ». &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Or la batterie de recommandations proposée par la commission Stiglitz n’est justement qu’une faible et compliquée tentative pour combler les limites et incohérences des mesures actuelles de la « richesse ». On est donc encore loin de la remise en cause impérative de l’absurde « course à la croissance ». &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et dans le même temps, il serait nécessaire de redéfinir ce que l’on entend par « richesse ». S’il s’agit de mesurer les biens matériels, on est assez bien équipé sur ce plan ; s’il s’agit de prendre en compte les services inestimables rendus par la nature et les écosystèmes, à l’évidence nous restons aveugles sur ce plan, car nous perdons tous les jours des richesses précieuses et vitales (terre, eau, air…). &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Jean-Paul Fitoussi, coordinateur des travaux de la commission, dans une interview accordée au Monde, veut croire que les premiers pays qui suivront les recommandations du rapport &lt;i&gt;« gagneront en compétitivité » &lt;/i&gt;!&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Décidément, on ne sort pas facilement des contradictions du modèle et on continuera malheureusement à croire qu’on peut &lt;i&gt;« Inventer une nouvelle croissance qui privilégie le bien-être humain »&lt;/i&gt; ! &lt;/p&gt;
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    </item>
    <item>
      <pubDate>Mon, 07 Sep 2009 10:30:13 GMT</pubDate>
      <title>Un certain regard sur l’actualité…</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php/Blog/Un-certain-regard-sur-l’actualité…</link>
      <description>
&lt;p&gt;Dans l’éditorial du même journal, le directeur Eric Fottorino, justifie l’occupation de l’Afghanistan dans l’objectif de &lt;i&gt;« sécuriser »&lt;/i&gt; le pays, et ne pas &lt;i&gt;« abdiquer devant les talibans, qui, par leurs discours et leurs actes attentatoires à la dignité humaine, bafouent la moindre liberté »&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il n’y a pas de rapports directs entre ces 2 articles, mais chacun soulève la question de la perte de la dignité humaine et de la liberté, dû à la souffrance de la faim, dans le premier, dû aux talibans dans le second. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On a donc envie de rapprocher les 2 sujets, même si on nous a habitués à ingurgiter de l’information, ou plutôt de la communication, sans analyse ou prise de recul. Les évènements et les sujets sont traités ainsi le plus souvent superficiellement, en continu, et « sans transition » pour reprendre la formule consacrée des journaux télévisés. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors, prenons ici le temps d’une rapide mise en perspective sur ce problème central de la dignité humaine évoquée dans les 2 articles. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Concernant les enfants américains souffrant de la faim, l’infamie pend tout simplement au visage des dirigeants de cette grande « démocratie ». &lt;br /&gt;
Comment peut-on au sein du pays le plus puissant et soit disant le plus riche de la planète, laisser des enfants souffrir de la faim ? 12,5 millions d’enfants !&lt;br /&gt;Comment peut-on consacrer chaque année des centaines de milliards de dollars à son armée, et ne pas trouver quelques millions pour nourrir sa propre population ? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le prix Nobel d’économie Armatya Sen avait affirmé que dans une démocratie, on ne pouvait pas souffrir de la faim. Soit il s’est trompé, soit il faut requalifier les régimes occidentaux (car le problème de la malnutrition et de la faim ne concerne pas que la « démocratie américaine » mais touche également d’autres « démocraties occidentales », notamment la française). &lt;br /&gt;En vérité, l’analyse d’Armatya Sen est erronée, car la faim chronique est un évènement récent de notre histoire, étroitement lié à notre époque moderne, et il est aussi également très abusif de parler de démocratie pour les gouvernements représentatifs occidentaux actuels. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Pour l’Afghanistan, si Eric Fottorino veut poursuivre l’occupation du pays par les armées occidentales, il reconnaît qu’il est temps &lt;i&gt;de « stopper cette guerre aveugle qui tue les civils »&lt;/i&gt;, avec ses &lt;i&gt;« innocents tués les jours de mariage…[ses] écoles détruites…villages anéantis…humiliations et frayeurs gratuites »&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;
Avec un tel bilan, on ne sait plus trop bien de quel coté se situe l’obscurantisme et la barbarie ! Bon, pour l’éditorialiste, il faut changer bien sûr de méthode. «&lt;i&gt; Il faut sécuriser l’Afghanistan, pas le terroriser. Rassurer, développer, construire des projets. »&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Au fond, quand on ne sait plus quoi faire, on change les mots, et tout peut continuer comme avant… &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Disons les choses comme elles sont.&lt;br /&gt;
L’Afghanistan représente un enjeu géo-stratégique et politique. &lt;br /&gt;
Géo-stratégique pour sa position carrefour entre l’Orient et l’Asie, point de passage par exemple pour les ressources gazifières du Turkménistan - en évitant ainsi la Russie-. &lt;br /&gt;Politique dans la rhétorique sécuritaire, servant d’alibi à la mainmise d’un pouvoir au service des lobbies économiques, financiers et militaires. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La misère et la faim au sein des premières puissances mondiales ne servent aucun intérêt financier, aussi est-il plus logique d’en appeler à ne pas &lt;i&gt;« abdiquer devant les talibans »&lt;/i&gt; plutôt que de donner à manger à ses propres enfants. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous perdons notre esprit critique et, dans le même temps, notre humanité. &lt;/p&gt;
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    </item>
    <item>
      <pubDate>Tue, 18 Aug 2009 08:09:39 GMT</pubDate>
      <title>Le journal Le Monde justifie (encore!) l’usage du nucléaire à Hiroshima !?</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php/Blog/Le-journal-Le-Monde-justifie-encore!-l’usage-du-nucléaire-à-Hiroshima-!</link>
      <description>
&lt;p&gt;
Il est vrai que pendant longtemps, la thèse officielle américaine a prévalu dans l’inconscient populaire pour justifier l’abomination. Hiroshima et Nagasaki auraient ainsi économisé des centaines de milliers, voire un million de vies américaines, selon les chiffres fantaisistes fournis par les dirigeants américains et anglais de l’époque. &lt;br /&gt;
L’infamie était ainsi expliquée, benoitement. &lt;br /&gt;
Quand bien même l’arithmétique invoquée aurait été juste, l’abomination n’en serait pas moins toujours là. On exterminait des milliers d’innocents, femmes, enfants, vieillards immédiatement ou dans des souffrances inimaginables, pour « économiser » des vies militaires, celles nécessaires à l’invasion du Japon. Mieux aurait valu à ce supposé compte macabre, renoncer simplement aux largages des bombes et à l’invasion de l’archipel. &lt;br /&gt;Par ailleurs, mettre sur le même plan le risque couru par les combattants et l’extermination certaine de centaines de milliers civils démontre que l’occident a abdiqué depuis longtemps toute éthique dans la conduite des guerres. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nonobstant la plus élémentaire morale, on sait pertinemment que le Japon était totalement incapable de poursuivre son effort de guerre en Août 1945. Les témoignages des amiraux et généraux américains abondent dans ce sens, les plus illustres compris tel que Einsenhower. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’extermination d’Hiroshima et de Nagasaki par le nucléaire, mettait les américains et anglais en position de force dans les négociations d’après-guerre qui allaient s’ouvrir avec l’URSS, et annonçait le début de la guerre froide. L’autre raison plus prosaïque, rationnel pourrait-on dire (!) et effrayante en songeant à l’arsenal nucléaire disponible aujourd’hui, est que les bombes avaient été fabriquées, qu’elles avaient couté très cher (2 milliards de dollars de l’époque et mobilisation de plus de 130.000 hommes), et qu’il fallait donc bien les utiliser… &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Jean-Pierre Dupuy, dans son dernier ouvrage «La marque du sacré » rappelle une interview de l’ancien secrétaire d’état américain, et ancien responsable de la Banque Mondiale, Robert Mc Namara. Mc Namara conseillait le général Curtis LeMay, responsable du largage des bombes incendiaires sur les villes japonaises. &lt;br /&gt;« Dans la seule nuit du 9 au 10 mars 1945, cent mille civils périrent carbonisés à Tokyo. Mc Namara rapporte en l’approuvant ce propos étonnamment lucide de LeMay : &lt;i&gt;« Si nous avions perdu la guerre, nous aurions été jugés comme criminels de guerre. » &lt;/i&gt;». &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voilà, la morale est à géométrie variable, et les vainqueurs écrivent l’histoire. Mais rien ne nous oblige à soutenir les mythes et les crimes du passé.&lt;/p&gt;
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    </item>
    <item>
      <pubDate>Mon, 10 Aug 2009 07:58:44 GMT</pubDate>
      <title>Doutes sur la création des 600.000 « emplois verts »</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php/Blog/Doutes-sur-la-création-des-600.000-«-emplois-verts-»</link>
      <description>
&lt;p&gt;
Les 600.000 « emplois verts » proviennent d’une prévision établie par le cabinet Boston Consulting Group. &lt;br /&gt;La journaliste Marie-Béatrice Baudet souligne que &lt;i&gt;« ce rapport payée et commandée par le ministère de l’écologie, visait à valider (ou non) une étude d’impact réalisée en novembre 2008 par les services de M. Borloo, et qui tablait sur 535.000 emplois créés ou maintenus. »&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au-delà des doutes sérieux que l’on peut avoir sur les méthodes de calcul retenues pour élaborer une telle statistique, il faut surtout s’interroger sur le sens à donner à ces « promesses à l’emploi ».&lt;br /&gt;Celles-ci ne datent pas d’hier ; chaque évolution technologique a fait croire à la création de myriades d’emplois et ainsi entretenu le rêve d’une croissance économique sans fin, confondue à tort avec la prospérité ou le bonheur. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’illusion ne dure jamais longtemps. La globalisation économique détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée, et une grande part des emplois proposés le sont à des conditions déshumanisantes. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Nous devons mesurer ce que l’on perd, dans la « bataille » de l’emploi de notre époque. Ce que nous perdons chaque jour, ce sont des milliers d’activités qui garantissaient auparavant la dignité et l’autonomie des populations. &lt;br /&gt;Sur l’enjeu de la nourriture, plus d’un milliard de paysans est menacé (au profit de quelques millions d’agriculteurs industriels subventionnés), sur le commerce, plusieurs centaines de millions de commerçants devront abandonner leurs échoppes (au profit de la grande distribution), sur l’habillement, des centaines de millions d’artisans perdront leurs activités (au profit de l’industrie textile), sur la santé, les savoir-faire traditionnels devront s’effacer face au puissant lobbies de l’industrie pharmaceutique et de la médecine moderne, etc. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On nous a fait croire qu’il était possible de maintenir une croissance économique sans fin dans un monde aux ressources finies, et que chaque individu pouvait échanger son activité autonome contre un emploi dans la société techno-industrielle.Mais la formule est intenable et trompeuse. Nous touchons la finitude de la planète et seule une minorité tire un profit matériel précaire dans cet échange de dupe. &lt;/p&gt;
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    </item>
    <item>
      <pubDate>Mon, 11 May 2009 07:31:18 GMT</pubDate>
      <title>Les très petites entreprises résistent bien à la crise (titre d’un article du Monde du 3 Mai 2009)</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php/Blog/Les-très-petites-entreprises-résistent-bien-à-la-crise-titre-d’un-article-du-Monde-du-3-Mai-2009</link>
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    </item>
    <item>
      <pubDate>Thu, 12 Mar 2009 14:09:11 GMT</pubDate>
      <title>« La priorité économique prime sur la priorité morale… »</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php/Blog/«-La-priorité-économique-prime-sur-la-priorité-morale…-»</link>
      <description>
&lt;p&gt;Les Suisses ne sont pas en reste sur le débat moral autour des ventes d’armes. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Des élus politiques débattent sur une proposition de loi visant à pénaliser l’industrie de l’armement dans le cadre d’exportation de matériel de guerre. Il est déjà certain que cette proposition de loi sera rejetée au motif qu’elle porterait un coup préjudiciable à l’industrie militaire suisse.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le journal Le Temps, dans son édition du 11 mars 2009, cite les arguments simples et inouïs, invoqués par quelques élus :&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;« La priorité économique prime sur la priorité morale »,&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;« Il n’existe pas de distinction entre bons et mauvais emplois ».&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout est dit. La morale et les valeurs sont secondaires pour nos gouvernants. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La crise majeure actuelle, ressemble de plus en plus à un effondrement lié à la concomitance de plusieurs crises. Crise écologique avec le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité, crise alimentaire et sociale avec l’effondrement d’un modèle économique intenable.&lt;br /&gt;Il faut rajouter à l’origine de ces multiples crises, &lt;b&gt;une profonde crise culturelle, celle des repères et des valeurs.&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;
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    </item>
    <item>
      <pubDate>Tue, 03 Mar 2009 18:09:50 GMT</pubDate>
      <title>Peut-on domestiquer le marché ?</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php/Blog/Peut-on-domestiquer-le-marché</link>
      <description>
&lt;p&gt;On peut comprendre que Robert Castel ne soit pas disposé, à titre personnel, à faire la révolution (d’autant qu’il emploie ce terme, à dessein, dans le cadre très restrictif d’un changement de société par des moyens violents). Mais dire cela, c’est déjà oublié, la violence effective quotidienne avec lequel le marché traite la majeure partie de l’humanité. Pour celle-ci, une révolution « violente » ne peut pas lui enlever un état de paix ou de calme qu’elle ne connait pas. Elle n’a rien à perdre. Les explosions de violence sociales en augmentation régulières sur la planète, ne manquent pas d’ailleurs de nous le rappeler. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au-delà de notre manque de courage à envisager une rupture radicale (qui peut et doit être non violente) avec le modèle dominant existant, que faut-il penser du postulat posé &lt;i&gt;« Le marché est une composante essentielle de la modernité »&lt;/i&gt; (et pourquoi pas dire à ce moment &lt;i&gt;« une composante essentielle de la vie sur Terre »&lt;/i&gt; tout simplement, puisque la modernité présentée comme telle semble « non négociable » et incontournable) ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le problème se résume donc finalement pour le sociologue &lt;i&gt;« à vivre avec le marché sans être dévoré par lui ».&lt;/i&gt; Voilà une conclusion commode qui ne bouleverse pas notre confort existant et qui, pleine de bonnes intentions, veut s’attacher à limiter les dégâts engendrés par ledit marché. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Point de vue radicalement inverse pour le sociologue américain Zygmunt Bauman : &lt;i&gt;« …le capitalisme crée davantage de problèmes qu’il n’en résout…Si [le capitalisme] reste cohérent avec ses principes, il se heurte à des problèmes insolubles ; s’il essaie de les résoudre, il doit renier ses propres fondements. »&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;
Pour Bauman, &lt;i&gt;« La logique capitaliste n’est viable qu’à condition de s’appliquer toujours à de nouvelles « terres vierges » ; mais en les exploitant, elle entame leur virginité précapitaliste et épuise par là même les ressources nécessaires à sa perpétuation. C’est le serpent qui se mord la queue : un vrai festin, jusqu’à ce que la nourriture finisse par manquer et qu’il ne reste plus personne pour la manger… ».&lt;/i&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;(Pour plus d’un milliard de personnes, la question du manque de nourriture n’est pas qu’une image, y compris sous nos latitudes.)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le sociologue américain poursuit, &lt;i&gt;« Le capitalisme est par définition un système parasitaire. Comme tout parasite, il s’attache à un organisme encore sain et prospère à ses dépens. Mais à mesure qu’il le grignote, il voit s’anéantir les conditions mêmes de sa survie. »&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On ne saurait mieux dire. Le marché a besoin perpétuellement d’étendre son emprise, aussi bien sur de nouveaux territoires (qualifiés de « sous-développés », d’« en voie de développement », etc), que sur les territoires déjà conquis. Pour ces derniers, la publicité se charge alors de renouveler à l’infini l’insatiabilité du &lt;i&gt;« serpent »&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Zygmunt Bauman conclue sur une note optimiste. Selon lui, il reste de l’espoir car &lt;i&gt;« nous n’avons pas tout à fait atteint le point de non-retour, il est encore temps de réfléchir, de faire machine arrière,…, non seulement pour nous, mais pour les générations futures. »&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;i&gt;« Machine arrière »&lt;/i&gt;, cela signifierait faire sans le marché ou le capitalisme.&lt;br /&gt;Et ce retour en arrière ne veut pas dire régression. Ici, il s’agirait au contraire d’une avancée significative de l’humanité!&lt;/p&gt;
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    </item>
    <item>
      <pubDate>Mon, 02 Mar 2009 10:06:42 GMT</pubDate>
      <title>« La guerre est le terrorisme des riches » Peter Ustinov</title><link>http://fondation.sqli.com/index.php/Blog/«-La-guerre-est-le-terrorisme-des-riches-»-Peter-Ustinov</link>
      <description>
&lt;p&gt;De même, le portfolio intitulé « Les images d’Afghanistan font penser à celles de la guerre d’Algérie », paru sur le site internet du Monde, nous ramène à la réalité de toutes les guerres et de la manipulation des images par le pouvoir (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/archives/portfolio/2009/02/27/les-images-d-afghanistan-font-penser-a-celles-de-la-guerre-d-algerie_1161045_0.html&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;http://www.lemonde.fr/archives/portfolio/2009/02/27/les-images-d-afghanistan-font-penser-a-celles-de-la-guerre-d-algerie_1161045_0.html&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette comparaison saisissante avec la guerre d’Algérie, a été réalisée par Laurent Gervereau, président de l’institut des images et auteur de « Montrer la guerre ? Information ou propagande ». &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
L’élite politique, l’élite intellectuelle médiatisée, nous font croire que la guerre de l’Afghanistan est juste, représente la défense des nobles idéaux de la démocratie, du progrès ou de la liberté contre le totalitarisme et l’obscurantisme. &lt;br /&gt;Au 19ème siècle, nous tenions la même rhétorique pour justifier la colonisation. Là, il s’agissait de faire avancer la civilisation contre les barbares ou les sauvages. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Faudra-t-il attendre la fin du XXIème siècle pour reconnaître que le terrorisme et la chasse à Ben Laden n’était qu’un prétexte pour envahir l’Afghanistan ?&lt;br /&gt;
Que l’enjeu pour l&apos;occident était de contrôler un carrefour stratégique, de tout temps, entre l’Est et l’Asie ? &lt;br /&gt;
Que la route de la soie était devenue celle du gaz ou du pétrole, venant entre autres du Turkménistan ?&lt;br /&gt;Que l’invasion occidentale avait conduit au développement exponentiel du trafic de la drogue ? Etc. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comme le dit justement le linguiste Noam Chomsky &lt;i&gt;« On a tort de penser que le terrorisme serait l’instrument des faibles. Comme la plupart des armes meurtrières, le terrorisme est surtout l’arme des puissants. Quand on prétend le contraire, c’est uniquement parce que les puissants contrôlent également les appareils idéologiques et culturels qui permettent que leur terreur passe pour autre chose que de la terreur. »&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
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