L’association Kokopelli œuvre pour le maintien de la biodiversité à travers la production et la distribution de semences issues de l’agriculture biologique et biodynamique.
A travers un réseau de producteurs européens certifiés en agriculture biologique, l’association maintient un catalogue unique de près de 1200 variétés de semences anciennes.
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L’association est régulièrement attaquée devant les tribunaux par l’agro-industrie.
Des semenciers comme Baumaux ou des structures corporatistes comme le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) et la FNPSP (Fédération nationale des professionnels de semences potagères et florales) -, abusent de leurs moyens financiers et de leurs connivences avec les pouvoirs publics, pour entraver les activités de Kokopelli.
Pour Kokopelli, ces attaques ne sont pas dirigées spécifiquement contre l’association, mais s’oppose au droit à la souveraineté alimentaire de chaque individu. Cette négation du droit a pour but de conforter quelques transnationales de l’agroalimentaire dans leur situation de monopole et de séquestration du vivant.
Dominique Guillet, président de Kopelli, rappelle que « le GNIS (sous tutelle du Ministère de l'Agriculture) attaque l'Association Kokopelli pour distribution de variétés anciennes de potagères alors que la France claironne haut et fort son engagement à lutter conte l'érosion génétique et qu'elle a signé en juin 2004 le Traité de Rome portant sur la protection de la biodiversité alimentaire. La réalité est, en fait, que cinq multinationales contrôlent 75 % du marché des semences potagères sur la planète: elles dictent leurs lois et ont pris en otages les peuples et les nations.»
Citations
« Tirer parti de la biodiversité en cultivant toute une gamme de plantes représente une stratégie agricole permettant d’obtenir des rendements et des revenus élevés. Mais puisqu’il faut pour cela planter des espèces variées, cela n’intéresse pas les firmes commerciales qui visent une production centralisée. Pour elles l’uniformité et les monocultures sont un impératif. Cependant, du point de vue des petits paysans, la diversité est extrêmement productive et permet un mode de production durable. » Vandana Shiva
« Osons rêver d'une communauté de jardiniers et de paysans partageant des semences non certifiées, des semences non inscrites, des semences non conformes, des semences non traitées, des semences non irradiées, des semences non cataloguées, bref des semences pleines de forces de vie et d'amour à l'image des semences qui furent semées par les paysannes et les paysans durant des milliers d'années. » Dominique Guillet
« Depuis plus d’un siècle, les promoteurs de l’agriculture moderne occidentale, soutenus par les puissances financières de la pétrochimie, se sont acharnés à détruire les semences paysannes et les variétés traditionnelles tout en détruisant les sols en les asphyxiant de poisons violents. L’agrochimie a volé leur terre aux paysans et elle prospère au détriment de l’humanité et de la planète. Le secret de cette réussite est très simple, c’est un véritable tour de prestidigitation. Depuis 1900, l’agriculture moderne a créé des variétés hautement susceptibles à une pléthore de parasites et de maladies (tout en prétendant, bien sûr, le contraire) et qui nécessitent, dans le champ, le recours à une chimie très lourde. » Dominique Guillet