« Rien n’est plus puissant qu’une idée si l’heure est venue de la dévoiler » Victor Hugo
La localisation massive des activités est la meilleure façon d’assurer une répartition équitable des ressources entre les humains, de préserver les écosystèmes et la biodiversité de la planète. Elle garantit l’autonomie, les savoir-faire et l’identité des populations.
La localisation des activités est ainsi un facteur de paix, de solidarité, de richesses et d’ouverture culturelle. Elle est le mouvement exactement inverse de la mondialisation. Elle s’oppose donc radicalement à l’économie de marché.
« S’affliger des conséquences, tout en s’accommodant des causes » disait Bossuet.
L’économie de marché a mis une telle distance entre les « causes » et les « conséquences », à la fois sur un plan géographique et également dans le temps (par rapport aux conséquences environnementales à terme, tel que le réchauffement climatique), qu’il est facile de s’accommoder des causes tout en s’affligeant abondamment des conséquences.
Si les conséquences étaient immédiatement visibles à l’échelle locale, sur son propre territoire, on agirait très vite sur les causes.
Il est faux de croire que la mondialisation, la globalisation ou l’économie de marché, sont une évolution incontournable, hors de notre champ d’action individuel. Il n’en est rien, nos pratiques, nos activités renforcent directement soit l’économie de marché, globale, mondiale, soit à l’inverse, une économie locale, celle où on vit concrètement.
Nos actes de consommation au quotidien nous engagent donc dans un type d’économie, et par voie de conséquence de société. La proximité permet d’évaluer directement les impacts sociaux et environnementaux, de juger directement la qualité ou la dangerosité des produits.
L’économie mondiale s’en portera moins bien, et c’est une bonne nouvelle, car par contre coup logique, l’économie locale se déploiera, offrira des activités porteuses de sens permettant une vie digne et durable.